Au total, 156 entreprises et leurs dirigeants ont fait l’objet de sanctions d’exclusion de la commande publique en 2025, pour des durées comprises entre un et deux ans. L’information a été donnée par le président du Conseil de réglementation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), Abdallah Youssef Chahine Traoré, lors d’un point de presse animé le 5 novembre 2026 à Ouagadougou.
L’année 2025 a été marquée, au sein de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), par la poursuite du renforcement du dispositif de régulation autour de trois axes majeurs : le règlement des différends et la discipline, le renforcement des capacités des acteurs ainsi que l’amélioration du cadre réglementaire.

S’agissant du règlement des différends et de la discipline, le président du Conseil de réglementation, Abdallah Youssef Chahine Traoré, a indiqué que l’ARCOP a enregistré 1 149 recours en 2025, soit une progression de 16 % par rapport à 2024. Ces recours se répartissent en 746 plaintes, 177 demandes de conciliation et 226 dossiers disciplinaires.
À ces chiffres s’ajoutent 32 dénonciations enregistrées, dont trois ont donné lieu à des enquêtes. Au titre de la discipline, 156 entreprises et leurs dirigeants ont été suspendus de la commande publique pour des durées allant d’un à deux ans. Par ailleurs, 46 entreprises ont été sanctionnées financièrement pour des défaillances dans l’exécution de leurs marchés.
Pour le président du Conseil de réglementation, ces mesures traduisent la détermination de l’institution à lutter contre les mauvaises pratiques et à promouvoir une culture de responsabilité et d’intégrité dans la commande publique.
En matière de renforcement des capacités, 37 sessions de formation ont été organisées au profit de 1 520 participants. Parmi eux, 488 bénéficieront de formations certifiantes, a précisé Abdallah Youssef Chahine Traoré.
Parallèlement, l’ARCOP a engagé l’élaboration de 12 projets d’arrêtés ainsi que l’adaptation de 13 dossiers standards nationaux d’acquisition. Selon le président du Conseil de réglementation, l’institution a également constitué un bassin d’auditeurs aux profils diversifiés et entrepris l’élaboration d’une stratégie spécifique de lutte contre la fraude et la corruption dans les marchés publics.

Il faut également souligner que l’année 2025 a constitué une étape importante dans l’opérationnalisation de la réforme du cadre juridique de la commande publique, adoptée en 2024.
D’après le premier responsable de l’ARCOP, les actions engagées en matière d’actualisation des outils, de certification des acteurs et d’assainissement du secteur participent d’une même ambition : disposer d’un système de commande publique plus performant, plus crédible et davantage orienté vers les résultats.
L’objectif, a-t-il expliqué, est de concilier le respect rigoureux des textes avec la recherche permanente de l’efficacité, de la qualité des prestations et de la bonne utilisation des ressources publiques.

L’ARCOP entend ainsi poursuivre ses efforts en faveur de la transparence, de la prévention des irrégularités, de la responsabilisation des acteurs et de l’amélioration continue des performances du système de commande publique.
Par Thierry KABORE | Zoodomail.bf
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